Témoignages de stagiaires

Valérie Guichard

Elle a intégré l’e2c en 2007. Elle a été embauchée dans une boulangerie de Ris-Orangis à l’issue d’un de ses stages.

« J’avais commencé à suivre un BEP Alimentation (option Pâtisserie) mais les études, ce n’était vraiment pas fait pour moi ! Un ami m’a alors parlé de l’e2c et je me suis donc renseignée pour l’intégrer. Mon objectif, c’était de travailler comme vendeuse dans une boulangerie. Les cours à l’e2c étaient vraiment intéressants, car contrairement à certains professeurs de l’Éducation nationale, les formateurs de l’e2c sont à notre écoute et prennent le temps de nous expliquer les choses à notre rythme. J’ai effectué plusieurs stages, comme tous ceux qui passent par l’e2c : dans un centre commercial, dans une librairie, une cantine et… dans une boulangerie qui, à l’issue de mon stage, m’a embauchée en CDD tout l’été, puis en CDI, à mi-temps. Ce que j’aime dans ce métier, c’est le contact avec les clients réguliers, avec qui l’on tisse des liens qui se renforcent au fil du temps. Forte de mon expérience, j’espère bien désormais, dans un avenir proche, décrocher un CDI à temps complet ! »

Yanis Bergheul

Entré à l’école en mai 2008. Son projet ? Devenir professeur de batterie.

« Mon parcours scolaire a été plutôt chaotique : j’ai redoublé plusieurs fois, en primaire et au collège, et à la fin de ma 3e, j’ai tenté un BEP en électrotechnique, puis un BEP Vente en alternance, que j’ai vite abandonnés, soit parce que cela ne me plaisait pas, soit parce que je n’arrivais pas à trouver d’entreprise pour m’accueillir. En fait, je suis batteur, et je savais depuis longtemps que je voulais m’orienter vers la musique, mais, malgré ma motivation, je ne savais pas trop comment m’y prendre. C’est mon voisin, qui s’occupe d’enfants en difficulté, qui m’a parlé un jour de l’e2c. Très vite, j’y ai passé un entretien, et à son issue, j’étais accepté ! Depuis plus d’un an maintenant, j’alterne donc 5 semaines de cours (très personnalisés, et bien plus intéressants que les cours classiques à l’école !), et les expériences dans diverses entreprises liées à ma passion : magasin de musique, MJC et Théâtre de Corbeil-Essonnes… Le tout en poursuivant mes cours de batterie à l’École de Musique d’Évry. L’année prochaine, je compte continuer les cours à l’e2c afin de m’aider à préparer un D.A.E.U. (Diplôme d’accès aux études universitaires) qui me permettra de poursuivre mes études.
L’e2c m’a vraiment aidé à faire remonter mon niveau scolaire et à trouver des stages dans l’univers qui me passionne. Je tiens à saluer le travail des formateurs, particulièrement à notre écoute ! »

Madison

Entrée à l’école en décembre 2012 avec un rêve : être prof de fitness.

« Je n’ai jamais été au collège. A l’âge de l’entrée en 6ème, j’étais dans une école de danse, je dansais dix heures par jour. J’étais inscrite aux cours par correspondance jusqu’en 3ème, mais le soir j’étais fatiguée et je n’avais pas trop envie de travailler.

Pour des raisons familiales, je n’ai pas pu continuer dans la danse. J’ai alors enchaîné les petits boulots et l’intérim sur des postes non qualifiés. En 2008, j’ai commencé à faire les marchés sous le statut d’auto-entrepreneur, car cela me procurait une activité, je suis incapable de rester sans rien faire. J’ai suivi en parallèle une formation de masseuse.

Quand je suis entrée à l’école de la 2e chance, mon rêve était de travailler dans le sport, mais je pensais que c’était trop tard pour moi, que ce n’était plus possible. J’ai réalisé mon premier stage dans une salle de fitness, mais je voulais tester les métiers de la petite enfance ou de l’esthétique. J’ai effectué un seul stage en petite enfance, je n’arrivais pas à mettre la distance avec les enfants, et ce n’était pas ce que je voulais faire. Le stage en esthétique s’est bien déroulé, comme j’avais une formation en massage, j’ai été rapidement autonome et la tutrice m’a rapidement confié des clientes, cela me plaisait, mais je savais au fond de moi que mon projet était le fitness. Sur les conseils de ma formatrice référente, je me suis fait plaisir et j’ai réalisé des stages en salle de sport. J’ai donné des cours collectifs alors que ce n’était pas prévu et ensuite j’ai enchaîné les ateliers. Pendant stage, j’ai effectué une formation zumba durant un week-end afin de me professionnaliser. Durant mon parcours à l’e2c, j’ai continué à faire les marchés.

Maintenant je suis en BPJEPS en alternance avec Magic Forme à Sucy-en-Brie et Étampes. Je suis une acharnée du travail. Dès le premier stage, j’y ai cru car j’ai eu une proposition de contrat et j’étais autonome pour donner des cours donc je me suis rendue compte que c’était possible.

Maintenant j’ai un niveau scolaire, un niveau bac alors que je n’avais même pas le niveau 6ème, cela fait plaisir de pouvoir noter ça sur son cv.

J’avais besoin du regard du professionnel pour me redonner confiance, car je n’avais plus confiance en moi et ce à tous les niveaux. Si maintenant je suis amenée à être tutrice, j’encadrerai plus les stagiaires et je leur laisserai de l’autonomie tout en restant à leur écoute»

Benjamin

Accueilli à l’e2c en décembre 2012 sans idée précise de projet professionnel.

« J’ai suivi ma scolarité jusqu’en 4ème. Ça partait mal, conflits avec les profs, les élèves … j’ai été envoyé en 3ème Découverte Professionnelle 6 heures dans un lycée. J’ai fait des stages dans différentes filières : secrétariat, pâtisserie, maçonnerie …

J’ai raté mon brevet d’un point. Après la 3ème, j’ai déposé mon dossier pour être embauché dans différentes entreprises, je n’ai pas obtenu de réponse ou alors il n’y avait pas de place chez les employeurs. Pendant 2 ans j’ai cherché et rien trouvé. Au bout de 2 ans, j’ai consulté ma conseillère mission locale, et elle ne m’a rien donné comme conseils. J’ai trouvé l’e2c sur internet, tout seul. Je suis venu à la réunion d’information, j’ai passé l’entretien. Je suis entré à l’e2c, j’ai fait différents stages, avec de la chance j’ai réussi à trouver les deux premiers. J’ai cherché en mécanique et en boulangerie.

En mécanique, au début cela allait, mais c’était une petite entreprise et je me suis ennuyé car il n’y avait pas beaucoup de personnes et pas beaucoup de travail. Le tuteur me m’a pas présenté au reste du l’équipe. Pour le stage en boulangerie, j’ai eu un bon retour, le patron avait peut-être un CDD de 3 mois à me proposer. J’ai trouvé ça trop précipité, je voulais tester autre chose, après j’ai eu du mal à trouver mes stages car je ne savais pas dans quel domaine m’orienter.

J’ai cherché dans les mairies, j’ai été accepté dans les espaces verts, j’avais de l’expérience personnelle. Cela s’est bien passé et on m’a proposé un contrat en alternance, je devais chercher mon lycée. Je dois payer ma formation car c’est un établissement privé que j’ai trouvé.

Maintenant, je suis en 2ème année CAP Horticole avec la mairie de Morangis. Cela me convient, si après ma formation j’ai le permis, je pourrai être embauché. Je passe le code la semaine prochaine. »

 

Guillaume

Entré à l’e2c en mars 2011 sans savoir quoi faire dans la vie.

« J’ai quitté l’école sans diplôme parce que je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie. Mais sans diplôme on ne va pas très loin, j’avais 24 ans quand je suis arrivé à l’école de la 2e chance, je savais que je ne pouvais pas me lancer dans des études qui allaient être longues, je n’avais pas d’idées de ce que je voulais faire. J’ai fait un stage dans un restaurant pour découvrir la gestion. Puis en électricité, c’était physique, cela ne m’a pas plu. Ensuite, je suis allé à la mairie des Ulis, c’était agréable, cela s’est bien passé, je remplaçais quelqu’un en vacances, j’avais mon bureau, mon ordinateur. Je devais apprendre en une journée. J’ai bien aimé parce que j’avais des responsabilités.

J’aime ce qui est artistique et manuel, et c’est ce qui est ressorti du travail en projet professionnel. Un jour, j’ai vu un article sur les prothésistes dentaires dans Métro. J’ai décidé de démarcher dans ce domaine. Une entreprise avait eu une mauvaise expérience avec un stagiaire et ne voulait plus en prendre, j’ai dû négocier une semaine de stage comme test. Le côté manuel et artistique cela m’a plu, ensuite l’ambiance dans le laboratoire était sympa. Pour trouver l’école, j’ai dû passer des tests d’aptitudes manuelles et que j’ai réussi car j’avais fait ça en stage. Ce stage a été déterminant dans mon parcours. J’ai passé le BEP et le bac de prothésiste dentaire en 2 ans et c’est cette entreprise qui m’a accueilli pour mes stages lors de la formation. Aujourd’hui, cela m’ouvre des portes d’avoir le bac. Je continue de chercher dans ce métier mais je ne me ferme pas de porte car maintenant, j’ai le bagage pour passer des tests. La reprise d’études a été facile, car à l’école, j’ai revu pas mal de choses, notamment en maths. »